SOMMAIRE

 

  • 1- Cours de licence 3: « Ethique et esthétique de l’expérience: les écoles de l’exist[a]nce ». (L6LM36FR)
  • 2 – Cours de master 1: « Une archéologie de la souffrance : humeur noire et idées noires » (M2FR03CG)
  • 3 -Cours de master MEEF: « Histoire et théorie littéraires »
  • 4 – Cours d’agrégation ENS Ulm 2016-2017 : MOLIERE, Tartuffe, Le Misanthrope. Bibliographie en ligne et programme du cours (pour y accéder, dérouler la page)

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Cours magistral de licence 3 (second semestre 2016/2017)

L6LM36FR : LITTÉRATURE FRANÇAISE CLASSIQUE ET MODERNE

Les mardis de 14 à 16h amphithéâtre Cauchy en Sorbonne

 

Cet enseignement propose l’étude d’ouvrages littéraires français publiés durant les quatre derniers siècles let regroupés autour d’un thème commun à travers la diversité des formes et des époques.

 

Thème : « Ethique et esthétique de l’expérience: les écoles de l’exist[a]nce ».

Œuvres étudiées :

  • Molière, L’École des femmes  
  • Jean de La Fontaine, Fables (livres I à VI).
  • Stendhal, Le Rouge et le Noir
  • Francis Ponge, Le parti pris des choses

 

On trouvera ci-dessous

  • Une sélection bibliographique sur chaque ouvrage
  • Un projet de plan du cours semaine par semaine

 

 

 

 

 

SÉLECTION BIBLIOGRAPHIQUE

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  • Sur L’École des femmes

Pour lire et travailler l’œuvre, on préférera une édition annotée de niveau universitaire aux éditions des « Petits classiques » d’optique scolaire. Il existe de bonnes éditions chez les éditeurs de poche (Folio Gallimard, éd. de Jean Serroy, comprenant aussi La Critique de l’École de femmes et L’Impromptu de Versailles . Livre de Poche Hachette, éd. de Patrick Dandrey, comprenant seulement L’École des femmes. GF Flammarion, éd. Bénédicte Louvat, avec La Critique de l’École de femmes) .  On veillera à lire aussi Tartuffe, Le Misanthrope et Les Femmes savantes. Et les comédies de la querelle de L’École des femmes: La Critique de L’École des femmes et L’Impromptu de Versailles.  ll n’existe pas d’édition moderne de Molière complet en format et prix de poche. Reste la collection procurée par Georges Mongrédien au milieu du XXe siècle chez GF. Et l’édition de la «collection de la Pléiade» (Gallimard), assez onéreuse.

 

La critique consacrée à L’École des femmes est nombreuse.

  • On pourra se limiter à un volume d’introduction à l’œuvre de Molière : par exemple René Jasinski, Molière  (Hatier, 1970).Ou  Patrick Dandrey, Molière ou l’esthétique du ridicule, (nlle éd., Klincksieck, 2002) porte en grande partie sur L’École des femmes. Et pour une lecture différente, quoiqu’elle porte plus rarement sur L’École des femmes, Jean de Guardia, Poétique de Molière. Comédie et répétition, Droz, 2007. 
  • Et à un volume d’introduction à la comédie. Gabriel Conesa, La Comédie à l’Âge classique, Paris, Seuil, « Écrivains de toujours », 254 p. Ou Michel Gilot et Jean Serroy, La comédie à l’âge classique, Belin Sup, 1997.
  • Trois articles importants: Judd Hubert,  « L’École des femmes, tragédie burlesque », Revue des Sciences Humaines, n° 97 (1960), 41-52. — Bernard Magné, « L’École des femmes ou la conquête de la parole », Revue des Sciences Humaines, 1972, 126-140. — Raymond Picard, «Molière comique ou tragique? Le cas d’Arnolphe», Rev. d’Hist. Litt. de la France, 1972, 769-785.

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  • Sur les Fables (1668) de La Fontaine 

On peut lire les Fables en format de poche, dans les éditions de Jean-Pierre COLLINET (Folio-Gallimard, 1974, 19912) et Marc FUMAROLI (Livre de poche, « La Pochothèque », 1985, 19952). On consultera pour la reproduction des illustrations originales, pour son appareil critique beaucoup plus développé, et pour lire les Contes et nouvelles l’autre édition de Jean-Pierre COLLINET (Fables et Contes, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1991).

On verra aussi les Œuvres diverses (c’est-à-dire toute l’œuvre du poète hormis les contes et les fables) dans l’édition de Pierre CLARAC, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1942, multiples rééd. — Une édition peu coûteuse mais peu annotée de l’ensemble de l’œuvre de La Fontaine est offerte par André VERSAILLES : La Fontaine, Œuvres. Sources et postérité d’Ésope à l’oulipo, Complexe, 1995. — Un excellent instrument de travail est fourni par l’ensemble des répertoires quantifiés et statistiques qu’ a établis Pierre BORNECQUE, La Fontaine fabuliste, SEDES, 1973.

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La critique consacrée aux Fables est immense. On pourra voir la collection de la revue des Amis de La Fontaine : Le Fablier (un numéro par an depuis 1989). Et pour le reste, une sélection non exclusive et subjective:

 

  • Deux ouvrages généraux  sur la vie et l’œuvre de La Fontaine: Robert BARED, La Fontaine, Seuil, «Écrivains de toujours», 1995. — Patrick DANDREY, La Fontaine ou les métamorphoses d’Orphée, Paris, Gallimard, «Découvertes», 1995, 20082.
  • Trois études sur les Fables : Patrick DANDREY, La Fabrique des fables, Klincksieck 1991, 19922. Rééd. abrégée : PUF, 1996. Rééd. [augmentée de Pour comprendre (enfin ?) La Cigale et la Fourmi] : Klincksieck, 2010. — René JASINSKI, La Fontaine et le premier recueil des Fables, Nizet, 1966. — Jürgen GRIMM, Le Pouvoir des fables. Etudes lafontainiennes-I et II. Tübingen, PFSCL, « Biblio 17 », 1994 et 1996.

 

  • Deux collectifs sur le genre de la fable et le recueil des Fables de 1668: Jean de La Fontaine, le laboratoire des fables – Fables, Livres I à VI, par Céline BOHNERT, Stéphane MACÉ et Bernard TEYSSANDIER, préface de Patrick DANDREY, PUF, novembre 1991.  — Lectures de La Fontaine : le recueil de 1668, ss la dir. de Christine NOILLE-CLAUZADE, Presses Universitaires de Rennes, automne 2011.

 

 

 

 

 

  • Sur Le Rouge et le Noir

Les éditions du roman sont nombreuses. On signalera celle de Michel Crouzet, devenue « classique », au Livre de Poche, en 1997. Et non moins solide, celle de Pierre Georges Castex, aux Classiques Garnier, 1973 (rééd. 2012)

La critique consacrée à l’ouvrage est vaste. Voici un choix tout à fait partiel, subjectif et indicatif, pour une approche « économique ». A signaler une bibliographie récente (et nombreuse) en ligne: http://etudes-romantiques.ish-lyon.cnrs.fr/wa_files/Bibliorouge.pdf

 

— sur l’ensemble de l’œuvre de Stendhal:

  • Ph. Berthier, Stendhal. Littérature, politique et religion mêlées,  Garnier, 2011
  • M. Crouzet, Stendhal: la politique, l’éros, l’esthétique, Eurédit, 2003.
  • G. Genette,  «Stendhal», dans Figures II, Seuil, (1969), «Points» 1979, p. 155-193.
  • P. L. Rey,  Analyse de l’œuvre de Stendhal, Paris, Pocket, 2005.
  • J. Starobinski,  «Stendhal pseudonyme», dans L’Œil vivant, Gallimard, «Le Chemin», 1961, rééd. «TEL», 1999.

Et aussi, ancien (à voir en bibliothèques) mais toujours très vivant : C. Roy, Stendhal par lui-même, Paris, Seuil, «Ecrivains de toujours», 1951

 

— sur le roman:

  • Eric Auerbach, «À l’hôtel de La Mole», dans Mimèsis, 1946, trad. fr. Gallimard, 1968.
  • P. G. Castex, « Le Rouge et le Noir » de Stendhal, SEDES/CDU, (1967),1970.
  • J. J. Hamm, « Le Rouge et le Noir» de Stendhal,  Gallimard, «Foliothèque», 1992.
  • P. L. Rey, « Le Rouge et le Noir ». Stendhal, Ellipses, «Les Textes fondateurs», 2002.

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  • Sur Le Parti pris des choses

 

On trouvera le texte soit dans l’édition collective de la collection «Poésie/Gallimard» publiée sous le titre Le Parti pris des choses, précédé de Douze petits écrits et suivi de Porêmes, 1967, où il occupe les pages 30 à 101, soit dans les Œuvres complètes, éd. crit. de Bernard Beugnot, Gallimard, «Bibliothèque de La Pléiade», 1999, p. 13-56.

On tâchera de lire d’autres textes de Ponge, comme les Proêmes et les «Pièces» du Grand Recueil et dans ce même volume, regroupés sous le titre «Méthodes», divers écrits théoriques .

 

Dans une bibliographie nombreuse, on pourra choisir (un peu arbitrairement):

 

Ponge inventeur et classique, Actes du Colloque de Cerizy, 1975 [en présence du poète], UGE, « 10/18″, 1977.

Ponge, résolument, publié ss la dir. Jean-Marie Gleize, ENS éd., 2004 (collectif)

Jean-Paul Sartre, L’homme et les choses (19441),  Paris, Seghers, 1947.

Beranrd Beugnot, Poétique de Francis Ponge. Le palais diaphane, Paris, PUF, 1990.

Michel Collot, Francis Ponge entre mots et choses,  Seyssel, Champ Vallon, 1991.

 

 

 

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COURS SUR LES FABLES (1668)

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Introduction générale

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Génétique, poétique et esthétique de la fable

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           1. Génétique de l’apologue

 a). Influence du modèle structurel de la fable ésopique

 b) . Influence du modèle poétique de la fable phédrienne

 

2. Le génie de la métamorphose

 a) L’abeille et le papillon

b) Le talent qu’il avait de conter

c) La morale de la poésie

 

            3. Le génie de l’enchantement

 a) Entre naïveté et gaieté

b) Le secret du vers irrégulier

c) Rêve et réalité

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Architecture et structures

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1. La structure par livres : thèmes et variations

2. Quaestio difficilis : la régulation intérieure des livres. Le modèle du jardin.

3. Hypothèses sur l’architecture du livre 1.

 

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La comédie des Fables : le monde des animaux

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1. L’animal métaphore : la donne allégorique

a) Bêtes et gens, contes et fables : une donne immémoriale
b) Métaphore de quoi ? Liberté et limites du chiffre allégorique.

 

2. L’animal (beau) parleur : la métamorphose poétique

a) La science des parallèles et des superpositions
b) Le merveilleux au quotidien

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Conclusion générale

 

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COURS  SUR  L’ECOLE DES FEMMES

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Introduction  

Molière, le « Peintre » et le « Patron »

Molière jusqu’à L’Ecole de femmes

Une comédie archétype et prototype

 

 

A — L’invention comique.

1. Les sources de l’invention de Molière : le quiproquo et le rapt.

2. La mécanique de l’intrigue: piétinement patent et dynamique dramatique latente


B — L’école des images

1. L’heureux fonctionnement de l’image civilisatrice: le naturel

2. Les fureurs de l’image: la double folie d’Arnolphe

3. Bipolarité de la dramaturgie moliéresque: civilisation des mœurs / chimères et obsessions

Powerpoint de la séance: EdF cours 2

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C. — La pensée comique : génie du parasite

1. La maille parasitaire: un système de triple exclusion

Pour saisir l’article: «Structures et espaces de communication dans L’Ecole de femmes» (Littérature, n°63, 1986. «Communiquer, représenter», pp. 65-89), cliquer sur le lien: EdF Article Espaces de comm

2. Chrysalde raisonneur ou la comédie dans la comédie

Powerpoint de la séance: EdF Cours 3

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COURS SUR LE ROUGE ET LE NOIR

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Introduction

1. Un auteur pseudonyme

2. Un titre par énigme

3. Un sous-titre en porte-à-faux

Stendahl R et N (Pwp des cours 1/2)

 

A. Invention et création : genèse du roman

1. Le processus de fabrique

a) Un fonds d’expérience(s) personnelles recomposées

b) La « Fable » des temps modernes : le fait divers

c) Glose, pilotis et jet continu :  les modalités de la création

 2. La mosaïque de l’invention : l’exemple de Mme de Fervaques

a) Usage narratif : une création romanesque

b) Identité du personnage : un support historique

c) Incidence dans l’action romanesque : des sources littéraires

 

B. Une singularité représentative

Introduction: l’incipit romanesque

1. Un roman d’amour et d’éducation.

a) Le personnage de Julien

b) Amour de cœur, amour de tête, amour d’ambition

2. Une « chronique de 1830 » : histoire, politique et société

3. Le romantique vu par le romanesque: le réalisme subjectif

a) L’ostentation et les variations du style

b) Les effets d’intrusion et de distanciation

Stendhal R et N 2 (Pwp du cours 3)

 

 

 

 

 

 

COURS SUR LE PARTI PRIS DES CHOSES


 

A. — Le parti pris des choses. Introduction à l’exercice poétique pongien

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1. Une vie de poète

2. L’artisanat poétique: objet, objeu, objoie

3. Formes du poétique : eugénie, sapate et momon

4. Travaux pratiques: L’huître.

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B. — L’ordre du texte: composition du recueil

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1.  Une somme de diptyques : de Pluie au Cycle des saisons

2.  Un binôme de faîte : Le mollusque et Escargots

3.  L’élémentaire et la frontière

4.  Un galet cosmogonique et microcosmique

 

 

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Cours magistral de master 1

3 samedis du second semestre, 9h-13h

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M2FR03CG : Littérature et anthropologie (de l’Antiquité à l’âge classique)

 

Sujet:  « Une archéologie de la souffrance : humeur noire et idées noires »

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Cours 1  — La nostalgie de l’exilé : dérive mélancolique ou maladie nationale ?

Esquisse bibliographiqueJean Starobinski, «La leçon de la nostalgie», [in] L’Encre de la mélancolie, Seuil, 2012, p. 257-340. — Patrick Dandrey, « Nostalgie et mélancolie : de l’affection morbide à l’affliction morale », [in] De la mélancolie, Cahiers de la NRF , 2007, p. 95-129.

Citations et illustrations: Anthropologie cours 1

 

Cours 2 — Le deuil d’aimer : regard amoureux et mélancolie érotique

Esquisse bibliographique —  Massimo Ciavolella, La Malattia d’amore dall’antichità al Medioevo, Rome, Bulzoni, 1976. — Patrick Dandrey, Les Tréteaux de Saturne. Scènes de la mélancolie à l’époque baroque,  Klincksieck, 2003.

Citations et illustrations: Master CM 2 Mal d’amour

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Cours 3 — Le corps créateur et le corps spectacle: fureur d’inspiration et catharsis créatrice

Esquisse bibliographique —  Jean-Charles Darmon, Littérature et thérapeutique des passions, Hermann, 2011. Patrick Dandrey, Le cas Argan, Klincksieck, 2006.


 

 


 

ARGUMENT: ce cours envisage les aspects divers, tant « scientifiques » (au sens de l’ancienne médecine) qu’esthétiques, éthiques et bien sûr littéraires, de la célèbre et fabuleuse humeur noire, cette sécrétion imaginaire sur laquelle vingt siècles d’imagination, de fiction et de théorisation savantes et poétiques ont bâti un édifice anthropologique complexe, centré sur la dépression, la folie, l’extravagance, mais connecté aussi sur ses marges aux immenses domaines de l’érotique (passion et maladie amoureuses), de la création et de la représentation (catharsis tragique, corps créateur, écriture de l’abjection) ou de la psychopathologie naissante (possession, acédie, lycanthropie, nostalgie). Cette année, on s’intéressera plus particulièrement au modèle que propose l’imaginaire mélancolique (humeur noire et idées noires) pour figurer et exprimer la souffrance dans l’écriture, la littérature et le théâtre entre les 16e et 19e siècles.

Note importante: ce cours est validé par le pointage des étudiants présents. Il se déroule en trois séances les samedis matin du second semestre. Sans certitude de pouvoir y assister, il est préférable de ne pas le choisir.

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— Master MEEF 2015-2015

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 « PREPARATION AUX EPREUVES DU CAPES / HISTOIRE ET THEORIE LITTERAIRES  »

Les samedis 5 novembre (amphi Milne-Edwards), 12 (amphi Guizot)

et 19 (amphi Milne-Edwards) de 9h à 13h

 

Le cours proposera sur les trois genres majeurs (théâtre, poésie, roman) une mise en situation des questions d’histoire littéraire et une exploitation de leurs données orientée par le traitement d’un sujet pris pour exemple et pour fil directeur des exposés historiques et théoriques.

 

 

3 octobre. Roman

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Sujet traité : « Je voulais que mon lecteur se divertît. Au moins autant que je me divertissais moi-même. Ce point est capital, et me paraît s’opposer aux conceptions les plus élaborées que nous croyons bâtir sur le roman.

Divertir ne signifie pas di-vertere, détourner des problèmes. Robinson Crusoë entend divertir son lecteur modèle, en l’entretenant des calculs et des opérations quotidiennes d’un brave homo œconomicus qui lui ressemble fort. Mais le semblable de Robinson, après s’être diverti en se lisant dans Robinson, devrait avoir compris quelque chose  de plus, être devenu en fin de compte un autre. En se divertissant, il a en quelque manière appris […].

Or le concept de “divertissement” n’est pas universel, mais historique. Il y a, pour chaque saison du roman, des modes de divertissement différents. Nul doute que le roman moderne n’ait cherché à dévaloriser le divertissement dû à l ‘intrigue, pour privilégier d’autres types de divertissement. Grand admirateur de la poétique aristotélicienne, j’ai pour ma part toujours pensé que le roman doit divertir malgré tout, même et surtout par son intrigue. » (Umberto Eco, Alfabeta, juin 1983, trad. Yves Hersant dans Critique, août-sept. 1984, 594-5)

En vous appuyant sur des exemples précis, vous vous interrogerez sur le bien-fondé et la portée de ces propos du romancier et critique italien Umberto Eco.

 

 


 

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10 octobre. Théâtre.

 

Sujet traité : P. Larthomas écrit dans Le Langage dramatique (Paris, PUF, 1972, 433-434) :

« L’erreur fondamentale à nos yeux a consisté surtout à distinguer au cours des siècles, tout au moins en France, la comédie et la tragédie, ou, de façon plus large, les pièces qui font rire et celles qui font pleurer. Non que cette distinction ne soit pas, dans une certaine mesure, naturelle, puisqu’elle tient compte avant tout des réactions du public et différencie, à partir d’elles, les procédés qui les provoquent ; non qu’elle ne soit pas pardonnable, puisque vénérable et appuyée par une tradition mythologique (Thalie et Melpomène), l’autorité d’Aristote et de combien d’autres. Mais enfin elle n’est pas essentielle. Et n’étant pas essentielle, elle s’est révélée dangereuse : on a plus été préoccupé de marquer entre la tragédie et la comédie des oppositions qui allaient de soi, que de souligner les points communs qui font que toutes les ouvres dramatiques, qu’il s’agisse d’Athalie ou des Fourberies de Scapin, ont les mêmes caractères fondamentaux.  » En vous référant à des exemples précis, vous commenterez et discuterez ces réflexions.

 

 

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17 octobre .Poésie.

 

 

 

Sujet traité : Saint-John Perse dit à propos de la poésie : « L’obscurité qu’on lui reproche ne tient pas à sa nature propre, qui est d’éclairer, mais à la nuit même qu’elle explore, et qu’elle se doit d’explorer : celle de l’âme elle-même et du mystère où baigne l’être humain. Son expression toujours s’est interdit l’obscur, et cette expression n’est pas moins exigeante que celle de la science. » Allocution au banquet Nobel du 10 décembre 1960. Gallimard/Pléiade, 1972, 445-6. En vous appuyant sur l’analyse d’exemples précis, vous direz dans quelle mesure vous partagez cette conception de la poésie.

 

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— Agrégation ENS Ulm, programme 2016-2017—

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 « MOLIERE, Tartuffe, Le Misanthrope »

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PROGRAMME DU COURS

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—Première partie. Enseignement théorique.— `

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Les mercredis de 14 à 16h. Ecole normale supérieure,  45 rue d’Ulm, 75005 Paris

Pour enregistrer le programme du cours théorique : 0. Plan du cours

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12 octobre 2016

1. Introduction: Tartuffe et Alceste en tandem

 

19 octobre

2. Genèse

Chronique de l’invention

Fabrique du texte

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2 novembre

3. Dramaturgie

Poétique de la comédie selon Molière

La mécanique dramatique

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9 novembre

4. Anthropologie

Le personnage comique selon Molière

De l’humeur au caractère

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16 novembre

5. Valeur(s)

Tartuffe directeur de la conscience d’Orgon

Le cas Orgon : l’enthousiasme, une critique du fanatisme

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23 novembre

6. Leçon(s)

Le fléau de la balance

Le principe de tolérance

Une leçon à « tiroirs »

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—Deuxième partie. Enseignement pratique.— `

 Pour enregistrer le programme des  enseignements pratiques : 00. Plan des enseignements pratiques

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30 novembre

Explications de texte 1 (Tartuffe

.Tartuffe, acte I, scène IV, v. 229-258.

(Bérénice Bouty)

 

 

7 décembre

 

Explications de texte 2 (Le Misanthrope)

Le Misanthrope, acte IV, scène 3, v. 1371-1390

 


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14 décembre

Leçon n° 1

Etude littéraire. Le Misanthrope, acte II, scènes i à iv (v. 447à 742)

(Nicolas Fréry défaillant, remplacé par Rose-Lucie Cahoua)

 

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Samedi 17 décembre)

Dissertation

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4 janvier

Corrigé de la dissertation

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11 janvier

Leçon n° 2

Effets de « théâtre dans le théâtre » dans les deux pièces au programme

(Jade Archaimbault)

 

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18 janvier

Leçon n° 3

Le comique dans les deux pièces au programme

(Diane Ruiz-Moiret)

 

 

 

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BIBLIOGRAPHIE

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Programme: Molière. Le Tartuffe et Le Misanthrope.

Éd. crit. Robert Jouanny, Paris, Garnier, 1962 (reprint « Classiques Garnier », 2014)

 

Une bonne préparation de l’agrégation suppose d’abord une excellente connaissance des textes au programme, plus qu’une connaissance poussée des études critiques qui leur ont été consacrées. Le choix ci-dessous est volontairement succinct : il voudrait simplement permettre aux candidats d’identifier et de documenter l’approche de ces deux pièces dans l’esprit du concours, lequel n’est pas celui de la recherche érudite, archivistique ou génétique. Le but de la préparation, c’est que chaque candidat se forge une conception à la fois personnelle, cohérente, concentrée et ouverte des ouvrages au programme, susceptible de lui fournir la matière pour une réflexion informée et dominée sur toute question qui pourra lui être posée, en s’appuyant sur une connaissance solide du contenu de ces œuvres et sur une approche motivée, ni trop spécialisée ni trop généraliste, de leur propos.

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Edition

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La lecture des ouvrages constituant la base de la préparation, le choix de l’édition est important. Comme souvent, celui du jury semble avoir obéi à des impératifs malaisés à démêler : sans être dépourvue de mérite, lédition de Robert Jouanny (Classiques Garnier), honorable et sûre, ne s’imposait pourtant ni par sa nouveauté (elle date de 1962) ni par la compétence de son auteur en la matière (spécialiste de Jean Moréas et de la littérature francophone du XXe siècle) ni par une exceptionnelle qualité ni par son prix assez élevé. La plupart des éditions séparées des deux pièces au format de poche (« Livre de Poche », « Folio-Théâtre », « GF ») sont plutôt meilleures, mieux informées et moins coûteuses.

En déboursant 5,90€, on se procurera l’édition « Folio classique. 332 » (Gallimard) regroupant Tartuffe, Dom Juan et Le Misanthrope, dans la version de ces trois pièces reproduite de la « Bibliothèque de la Péliade » procurée par G. Couton, certes elle aussi ancienne (1971), mais introduite et annotée de façon précise et équilibrée, sans excès de détail ni d’érudition, offrant toutes les garanties de scientificité, d’intelligence du texte et de clarté d’interprétation telles que requises par l’esprit du concours. On pourra la compléter par la consultation de la nouvelle édition parue dans la « Bibliothèque de la Pléiade » (par G. Forestier et alii, 2010, chronologie très détaillée p. LXI-CV), que son souci de renouvellement critique radical et ses positions tranchées appellent cependant à manier avec doigté devant un jury modérément spécialisé comme celui de l’agrégation.

On essaiera de lire en outre Dom Garcie de Navarre, chantier de matériaux pour une partie du Misanthrope, et Dom Juan, qui s’intercale entre les deux pièces au programme et retentit de la querelle de Tartuffe. Ainsi que L’École des femmes et les pièces de sa querelle (La Critique de l’École des femmes et L’Impromptu de Versailles) qui préludent à Tartuffe et à la sienne. On accordera une attention particulière à la Lettre écrite sur la comédie du « Misanthrope » (1666) et à la Lettre sur la comédie de « L’Imposteur » (1667), ainsi qu’aux pièces liminaires et périphériques des deux comédies (placets, préfaces, pamphlets, pastiches, trouvables dans les éditions critiques de ces pièces, notamment celle de la « Bibliothèque de la Pléiade », et aussi, en éditions groupées ou séparées, par G. Mongrédien, Comédies et pamphlets sur Molière, Nizet 1986, ou R. Mc Bride, Lettre sur la comédie de L’Imposteur, sous le nom de La Mothe Le Vayer, Durham P.U., 1994).

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Sur Molière

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On ne trouve plus qu’en bibliothèque les petits ouvrages généraux qui présentaient de manière cursive l’œuvre de Molière : R. Jasinsky (Hatier), G. Forestier (Bordas), A. Simon (Seghers). Les parcourir peut être éclairant. En revanche, il n’est pas indispensable de s’arrêter aux biographies de Molière (R. Duchêne, F. Mallet, A. Niderst, A. Simon, etc.).

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Pour une conception globale de la poétique, l’esthétique, l’éthique et la philosophie du théâtre de Molière, on nous excusera de nous citer, faute de synthèse nouvelle et plus récente :

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P. Dandrey, Molière ou l’esthétique du ridicule, Klincksieck, (1992) 2002.

Présente une analyse globale de la conception de la comédie selon Molière, à voir notamment pour la question de la discontinuité introduite (ou non) par Le Misanthrope dans la conception de la comédie et la vision du monde de Molière (p. 285-300), pour le problème de la signification morale des pièces de Molière, orientées ou ouvertes (p. 218-236), pour la question de l’existence ou non du « raisonneur » (p. 201-218), pour la conception de la « nature » dans la comédie moliéresque (p. 320-326) et pour l’interprétation de la folie atrabilaire (i.e. mélancolique) d’Orgon et d’Alceste (p. 365-413).

 

Pour des analyses d’un aspect spécifique de la comédie moliéresque, on citera parmi de multiples autres études :

 

  • approches stylistiques :

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G. Conesa, Le dialogue moliéresque : étude stylistique et dramaturgique, Presses universitaires de France, 1983.

Une approche stylistique de l’écriture dramatique de Molière à partir des modules procédant de la découpe rythmique du dialogue (répliques longues et courtes, scènes et séquences de scènes) et s’élevant, depuis l’analyse des principes d’enchaînement entre ces divers modules, jusqu’à la recherche des principes spécifiques et des effets esthétiques du dialogue de théâtre.

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J. de Guardia, Poétique de Molière. Comédie et répétition, Droz, 2007. A la recherche de la régulation fondamentale de l’écriture dramatique de Molière, l’ouvrage y décèle pour principe le phénomène de répétition qui, de procédé stylistique localisé, est promu en clef de toute la dramaturgie de Molière, substituant à l’effet de surprise et de différence celui de reconnaissance attendue, source majeure du rire.

 

  • approches dramaturgiques :

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R. Bray, Molière homme de théâtre, Mercure de France, 1954. L’œuvre entier de Molière envisagé sous l’aspect matériel et concret des impératifs de la vie théâtrale, répercutant cette étude de pratique « professionnelle » sur l’écriture et le conception de ses comédies par Molière. Un classique.

M. Descotes, Les grands rôles du théâtre de Molière, PUF, 1960. A travers un historique des témoignages sur la manière dont on a  interpété Alceste (p. 91-113) et Célimène (p. 113-130), Tartuffe (p. 152-174), Elmire (p. 174-184), Orogon (p. 184-191) et Dorine (p. 191-202), une occasion de comparer les diverses interprétations des personnages. Utile pour se souvenir que les textes de Molière sont dramatiques et du meilleur effet sur le jury si l’on peut à bon escient citer tel ou tel interprète et sa conception du rôle comme signe qu’on ne perd pas de vue le caractère dramatique du théâtre.

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  •  création littéraire :

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M. Gutwirth, Molière ou l’invention comique. La métamorphose des thèmes, la création des types, Minard, 1966. A partir d’un registre des thèmes ou de types matriciels (Mascarille, Sganarelle, Toinette), une étude du théâtre de Molière comme un tout organique variant ses structures archétypiques en personnages et situations divers. A voir notamment pour le traitement de l’amour dans Tartuffe et surtout Le Misanthrope (p. 61-98).

B. Parent, Variations comiques. Les réécritures de Molière par lui-même, Klincksieck, 2000. La réécriture de soi considérée comme un pratique de création assumée par Molière et analysée en termes esthétiques de variation. Sur les rapports notamment entre Dom Garcie de Navarre et Le Misanthrope, p. 34-37 et 89-94.

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  •  histoire des idées et philosophie :

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O. Bloch, Molière/Philosophie, A. Michel, 2000. Tâche de traquer les traces des débats philosophiques de son temps dans les textes de Molière (de Descartes jusqu’à Gassendi), vulgarisés et mis à distance d’humour.

A. Mc Kenna, Molière dramaturge libertin, Champion, 2005. Une lecture très personnelle de l’œuvre de Molière comme machine de guerre contre la foi et de la religion, d’inspiration épicurienne : avec notamment un portrait d’Alceste comme un « faux Solitaire » parodiant les Jansénistes.

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  •  approches sociales et anthropologiques :

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J. Grimm, Molière en son temps,  PFSCL, Biblio 17, (1963) 1993. Une approche socio-critique (l’A. écrit « socio-historique ») qui cherche à situer Molière et accessoirement son Misanthrope au cœur des conflits politiques, sociaux et culturels de son temps, pour montrer comment la comédie fait sens et agit comme pratique sociale (sur Tartuffe, p. 87-102, sur Le Misanthrope, p. 115-127, avec leurs bibliographies).

 P. Force, Molière ou le prix des choses. Morale, économie et comédie, Nathan, 1994. Le théâtre de Molière analysé (dans le sillage de M. Serres) sous le signe d’une pensée de l’échange et du don, entre morale et économie.

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Nombreuses références et informations sur divers sites en ligne : « Tout Molière » http://www.toutmoliere.net et « Molière 21 »  http://www.moliere.paris-sorbonne.fr/

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Sur Tartuffe et Le Misanthrope

 

  •  Sur les deux pièces :

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Jacques Guicharnaud, Molière, une aventure théâtrale. Paris, Gallimard, « Bibliothèque des idées », 1963 : une étude globale, un pue ancienne mais encore très suggestive, suivant scène à scène le fil des deux pièces (avec Dom Juan en sus) et enveloppant cette approche pragmatique dans une optique plus systématique, celle d’une mise en question du théâtre par lui-même.

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J. Cairncross, Molière bourgeois et libertin, Nizet, 1963. Sur Tartuffe, p. 14-20, sur la première version supposée en 3 actes ( ?) et l’évolution de la pièce, l’hypothèse de reconstitution reprise généralement depuis, p. 117-163. Sur Le Misanthrope, une curieuse et hardie reconstitution génétique qui divise en deux temps l’invention de la pièce : celui de « l’Atrabilaire amoureux » (actes I à III), celui du « Misanthrope » (actes IV et V), opposant leurs visées et leurs effets (p. 65-100).

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  • Sur Tartuffe :

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Une courte étude d’ensemble : G. Ferreyrolles, Molière. Tartuffe, PUF, 1987. En 125 pages,  dans la collection « Etudes littéraires », étudie successivement l’auteur, le contexte, le texte, la fortune, suivi d’une explication littéraire. Excellente introduction à la pièce.

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Une analyse dramatique : J. Scherer, Structures de Tartuffe, SEDES, 1966. Remaniement d’un cours de Sorbonne, une approche en termes de « structures » (historiques, idéologiques, dramaturgiques, gestuelles) qui, sans relever du « structuraliste », propose plutôt une interprétation globale de l’ouvrage, depuis ses conditions d’invention jusqu’aux effets de sa représentation en passant par l’étude de sa signification, en privilégiant l’optique de la dramaturgie conciliée avec l’histoire littéraire.

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  • Sur Le Misanthrope :

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Une parution toute récente (automne 2016) : Jean Rohou et Brigitte Prost, Lectures du Misanthrope, Presses universitaires de Rennes, octobre 2016, 164 pages, 18 €. La première partie replace la pièce dans son contexte socioculturel, et en propose une explication théâtrale. La seconde présente les mises en scène de cette pièce au long du XXe siècle.

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Une courte étude d’ensemble : Ch.Mazouer, Trois comédies de Molière. Étude sur Le Misanthrope, George Dandin, Le Bourgeois gentilhomme, SEDES, 1999, rééd. PU Bordeaux 2007. Ne porte que pour un tiers sur le Misanthrope, à cause d’un programme d’agrégation, mais on peut extraire aisément les passages consacrés à cette pièce.

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Une approche médico-anthropologique (Alceste atrabilaire) : R. Jasinski, Molière et « Le Misanthrope », A. Colin, 1951. Étude d’ensemble, tripartite (genèse, revue des personnages, signification esthétique), qui esquissa la première une approche d’Alceste en termes de caractérologie atrabilaire.

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Un très grand nombre d’articles sont consacrés à l‘une ou l’autre comédie. Ils en analysent des aspects particuliers, présentent plus rarement une lecture générale. On en retiendra quelques-uns de manière très sélective et arbitraire :

— R. Picard, « Tartuffe, “production impie” ? », Mélanges Lebègue, Nizet, 1969, p. 227-239.

—  Ph. Butler, « Orgon le dirigé », Gallica, 1969, p. 103-120.

— R. Horville, « La cohérence des dénouements de Tartuffe, Dom Juan et Le Misanthrope », Revue d’Histoire du Théâtre, 1974-3, p. 240-245.

— Defaux, Gérard, « Alceste et les rieurs », in : Revue d’Histoire Littéraire de la France, n° 74, 1974, p. 579-599. La tension entre Alceste et ceux à qui son désir de châtier les mœurs donne à rire est ici analysée comme une mise en question de la comédie morale par Molière et l’indice d’un tournant irréversible dans la conception de son art. Pivot de la théorie « évolutionniste » défendue par Gérard Defaux.

— M. Gutwirth, « Visages d’Alceste », Œuvres et critiques, VI, 1, 1981, p. 77-90. Dans le cadre d’un « état présent » de la recherche moliériste, compare les analyses du Misanthrope proposée par la critique français et nord-américaine entre 1960 et 1980.

— J. Mesnard, « Le Misanthrope, mise en question de l’art de plaire », RHLF, n° spécial Molière, 1972, p. 863-889.

— R. Zuber, « Célimène parle clair », in L’intelligence du passé, P.U. Tours, 1988, p. 267-274.

— P. Dandrey, « Tartuffe, Narcisse et la mélancolie », Théâtre public, janv.-fév. 1991, p. 71-74.

— B. Donné, « Le Misanthrope, sub specie ambiguitatis », in revue Op. cit., n° 13, 1999, p. 76-78. Une traque du sens que l’on peut dégager d’une pièce centrée sur un personnage contradictoire, ridicule par sa nature et estimable par sa pensée : à partir de l’hypothèse autobiographique audacieusement revisitée, l’élaboration d’un instrument d’optique pour envisager comment le projet de Molière dépasse cette contradiction en synthèse.

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D’accès libre et commode, deux collectifs regroupant des articles sur la Toile :

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« Molière » Cahiers de l’Association internationale des études francaises, 1964, n°16. Articles de R. Lebègue, « Molière et la farce », R. Garapon, « Le dialogue moliéresque, contribution à l’étude de la stylistique dramatique de Molière »,  Richard Sayce, « Quelques réflexions sur le style comique de Molière », J.D. Hubert, « Molière et les deux styles burlesques », W.G.Moore, « Poésie de Molière ».

http://www.persee.fr/issue/caief_0571-5865_1964_num_16_1?sectionId=caief_0571-5865_1964_num_16_1_2474

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Vox poetica, Société Française de Littérature Générale et Comparée, [2008], P. Dandrey, « La leçon du Misanthrope »

(http://www.vox-poetica.com/sflgc/concours/tx/misanthrope.htm )

et B. Donné, « Le Misanthrope en clair-obscur »

http://www.vox-poetica.com/sflgc/concours/tx/misanthrope.html

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Quelques collectifs rassemblent articles et contributions sur l’une ou l’autre pièce (dont certains de la liste ci-dessus) :

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— « Molière ». Revue d’Histoire Littéraire de la France, sept.-déc. 1972. Articles de J. Mesnard, « Le Misanthrope, mise en question de l’art de plaire », J. Cairncross, « Tartuffe  ou Molière hypocrite »)

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« Tout sur Molière », n° spécial de la revue Europe, mai-juin 1661, janv.-févr. 1666, nov.-déc. 1672.  Le jeune Molière, 16 articles. Molière combattant, 19 articles (P. Abraham, « Dom Juan contre Alceste », S. Rossat-Mignot, « La portée de Tartuffe », G. Dupeyron, « Du nouveau sur Le Misanthrope ») et Gloire de Molière, 1673 (R. Brandwayn, « Quelques réflexions sur Tartuffe »).

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« Molière ». Revue d’Histoire du Théâtre, 1974. P. Clarac, « La morale de Molière d’après Tartuffe », R. Horville, « La cohérence des dénouements de Tartuffe, Dom Juan et Le Misanthrope », W. Howarth, « Alceste ou l’honnête homme imaginaire ».

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Dramaturgies. Langages dramatiques. Mélanges pour J. Scherer, Nizet, 1986. A. Niderst, « Les défauts de Tartuffe », R.Tobin, « Tartuffe, texte sacré », HG Hall, « l’allusion chez Molière : l’innocence d’Agnès et le dénouement de Tartuffe ».

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— [J. Cairncross dir.], L’Humanité de Molière, Nizet, 1988. R. Picard, « Tartuffe, “production impie” ? » et Ph. Butler, « Orgon le dirigé » (cf. supra), Ph. Butler, « Tartuffe et la direction spirituelle », J. Brody « Dom Juan et Le Misanthrope ou l’esthétique de l’individualisme », M. Bonfantini, « Le comique du Misanthrope ».  

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— [P. Dandrey dir.], Molière. Trois comédies morales, Klincksieck, 1999. Articles de Marc Fumaroli « Au miroir du Misanthrope : le commerce des honnêtes gens », 1984, Jules Brody « Dom Juan et Le Misanthrope ou l’esthétique de l’individualisme chez Molière », extrait de la partie consacrée au Misanthrope, 1969, et Jean Mesnard « Le Misanthrope, mise en question de l’art de plaire », 1972. Trois études fondamentales de la pièce, orientées autour du conflit entre solitude misanthropique et lien social.

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[P. Thouvenin dir.] « Le Misanthrope », n° VIII du Nouveau moliériste, Univ. of Glasgow, 2007. P. Dandrey, « La leçon du Misanthrope », P. Thouvenin, « Sincérité et honnêteté : Mlle de Scudéry et Le Misanthrope », R Mc Bride, « Le Misanthrope ou la nécessité d’être comédien », J. Emelina, « Étrange Misanthrope », S. Beauregard, « Alceste et Timon : la misanthropie, de la réalité au mythe », JP Collinet, « Les personnages invisibles dans Le Misanthrope »,   le Ch. Mazouer, « Figures de l’espace dans Le Misanthrope », J. Gros de Gasquet, « Autour du Misanthrope : dire l’alexandrin de Molière dans Le Misanthrope, les enjeux d’une technique »,  S. Chaouche, « Le Misanthrope  de Molière : une mise en scène d’un double jeu », Ch. Mazouer, « Figures de l’espace dans Le Misanthrope », G. Jolly, « Voir-entendre Le Misanthrope ».