ACTUALITES

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Le numéro 28 du Fablier est paru  (année 2017)

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ITINÉRANCES DE LA FABLE

Transmissions, transferts et transactions

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La fable ésopique grecque a-t-elle eu des origines « populaires » ? par Stefano Jedrkiewicz — Nouvelles approches critiques des fables de Phèdre par CaterinaMordeglia. — La réception byzantine des fables de Babrius par Chloé Laruelle — « Mais li simple et ignorant sont ceraseron ». Les fables dans l’œuvre poétique d’Eustache Deschamps par Karin Becker — Gilles Corrozet, modeste architecte du monument littéraire des fables par Pascale Chiron.  — Fabula in progress. Les Fables d’Esope phrygien de Jean Baudoin (1631-1649) par Delphine Amstutz — Des fables déguisées : le devenir des illustrations ésopiques de Gheeraerts dans deux ouvrages de Johann Weichard Valvasor [par Martin Germ — La redécouverte des fables de Phèdre et la « connexion champenoise », des Pithou à La Fontaine par Boris Donné — La Fontaine et ses fables « orientales » : une fiction d’altérité ? par Patrick Dandrey.

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VARIA

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« Je laisse à penser… » Présences et silences du Je dans les Fables de La Fontaine par Françoise Poulet — Sur une locution abandonnée par La Fontaine : fait à fait que par Takeshi Matsumura.

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NOUVELLES ET DOCUMENTS

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Actualités lafontainiennes. — Une soutenance de thèse sur la fable médiévale par Baptiste Laïd — Quand les rats de schamps invitnet les rats des villes par Martine Cathé-Pichard —Vie de la Société par Patrick Dandrey, Antoine Biscéré, Tiphaine Rolland et Damien Fortin. — Bibliographie annuelle par Céline Bohnert.

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Les Rencontres de Psyché

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Les 4emes rencontres auront lieu  le samedi 9 juin 2018 en la chapelle de l’Hotel -Dieu de Château-Thierry. Elles porteront sur

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«La Fontaine et la nature» 

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350e ANNIVERSAIRE DES FABLES (1668-2018)

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L’année 2018 offre l’occasion de célébrer le 350e anniversaire des Fables de La Fontaine, dont le premier recueil parut le 31 mars 1668 (à partir d’un privilège pris le 6 juin de l’année précédente). Cet anniversaire est inscrit au calendrier des Célébrations nationales. La Société des Amis du fabuliste a décidé de fêter cette période de préparation et d’éclosion d’un coup d’éclat poétique dont la pérennité ne s’est jamais démentie jusqu’aujourd’hui auprès du plus vaste public que puisse espérer un recueil de vers. Outre une journée des « Rencontres de Psyché » de Château-Thierry, prévue le 10 juin 2017 sur un thème en écho avec l’esprit des Fables (« La Fontaine et la jeunesse »), une autre journée dans le même cadre, en juin 2018, se penchera sur un sujet en étroit rapport lui aussi avec l’entreprise ésopique du poète français : « La Fontaine et la nature ». Enfin, les 5-4, 5 et 6 octobre 2018, la Société des Amis de La Fontaine, associée au programme de recherche « Jouvences de la fable » du Centre d’Étude de la Langue et de la Littérature Françaises (CELLF 16-21, Unité mixte de recherche Paris-Sorbonne/CNRS 8599) et au programme Fabula numerica de l’Observatoire de la Vie Littéraire (Labex OBVIL Sorbonne-Universités) organisera, avec l’Università degli studi di Napoli L’Orientale (Dipartimento di Studi Letterari, Linguistici e Comparati/ Letteratura francese, prof. Federico Corradi), un colloque international sur le thème :

« La Fontaine et la culture européenne. Au carrefour des Fables ».

Cette rencontre internationale se donne pour projet de synthétiser, de prolonger et de renouveler les recherches sur les Fables envisagées comme un carrefour entre le temps long et l’espace rayonnant de leur gestation et de leur propagation : depuis l’antiquité immémoriale du genre jusqu’à l’actualité de leur fortune inépuisable, la culture de l’apologue dont a hérité La Fontaine s’étend sur plus de deux millénaires ; et le traitement qu’il lui applique est imprégné d’influences et de connivences qui franchissent les frontières des langues et des sphères culturelles pour s’harmonier dans le creuset qu’offre le fabuliste français à des matériaux dispersés par l’histoire et la géographie.

 

Si la seconde brassée des Fables réunies en 1678-1679 se ressent de la découverte fécondante du filon oriental, celle de 1668 dont on commémore la publication limite au domaine européen la sphère de sa culture antique et moderne. C’est de ce constant qu’est sorti leprojet de ce colloque. Analyser ce que La Fontaine fabuliste doit à la culture européenne antérieure à son époque et contemporaine de sa création ; et analyser réciproquement ce que la culture européenne postérieure à leur publication doit aux Fables de La Fontaine, et comment elles furent et sont reçues dans les sphères géographiques et linguistiques diverses qui composent l’Europe d’aujourd’hui, ce double mouvement convie aussi à les rétablir dans leur statut et leur rôle de carrefour et de creuset pour l’œuvre entier du fabuliste lui-même : cette œuvre d’un papillon du Parnasse réverbère sa diversité d’inspiration et d’écriture dans le microcosme esthétique des Fables, tout comme celles-ci n’auront cessé de profiter des expériences de leur auteur dans les genres variés auxquels il s’essaya tout au long de sa carrière.

 

Le colloque pourrait s’articuler en deux parties : l’une consacrée à «  Culture et acculturation européennes de La Fontaine : traductions, transferts et translations » ; l’autre à un portrait de « La Fontaine (en) poète européen ». La première partie pourra à son tour se diviser en deux : une section consacrée à la traduction et aux transmissions de savoir et d’invention jusqu’à La Fontaine et à la manière dont il en « phagocyta » l’héritage divers, tout particulièrement latin et italien ; et une section consacrée à La Fontaine traduit et transmis, aux difficultés et aux malentendus de la traduction, de la transmission et de l’enseignement d’un poète et conteur du Grand Siècle. La deuxième partie pourra porter sur l’insertion de La Fontaine, de ses Fables et plus largement de son œuvre dans la culture européenne de son temps, les influences subies par lui et celle qu’il exerça tout particulièrement à travers ses Fables sur la littérature, l’art et le goût de la fin du XVIIe et de la première moitié du XVIIIe siècle européen.

 

Voici quelques thèmes et pistes, nullement exhaustifs, nullement limitatifs, nullement indispensables, qui pourraient être développés dans chacune de ces trois sections.

 

Première partie. « Culture et acculturation européennes de La Fontaine : traductions, transferts et translations »

 

Section 1 : « La Fontaine héritier de l’Europe antique, médiévale et humaniste ».Le vivier inépuisable de la fable : un réseau européen de translations. — La Fontaine traducteur — Le génie lafontainien de l’imitation — Langues et langages de l’Europe antique, ancienne et contemporaine dans l’œuvre de La Fontaine — L’adaptation et l’appropriation par La Fontaine des genres et des formes hérités — Influences antiques, anciennes et modernes sur la théorie poétique de la Fontaine. — Les ramifications de l’influence : un travail de marqueterie.

 

Section 2 : «Diffusion, propagation et appropriation de l’œuvre de La Fontaine en Europe».La Fontaine traducteur  — Théorie, problématique et problèmes de la traduction des Fables (style, forme, ton) — Comment lisait-on/lit-on La Fontaine ? L’œuvre du fabuliste/ du conteur dans l’histoire de la lecture.  — La Fontaine devant la critique d’hier et d’aujourd’hui : en France et dans diverses sphères culturelles (réception, assimilation, rôle de modèle). — Histoire de la constitution de l’image de l’homme et de l’œuvre : sédimentations, redécouvertes, réévaluations.

 

Deuxième partie. « «  La Fontaine, poète européen ».

Section 3 : « Portrait à facettes d’un Européen du Grand Siècle français » La Fontaine et la culture néolatine de l’Europe de la Renaissance et du XVIIe siècle. —  La Fontaine et l’Europe savante de son temps (voyageurs, philosophes, physiciens). — La tentation anglaise de La Fontaine. — la culture italienne de La Fontaine. — La Fontaine et la tradition européenne mythologique et mythographique— La Fontaine et la tradition européenne du conte. — Les Fables de La Fontaine et l’art rocaille en Europe : un inépuisable réservoir de motifs —  La Fontaine et la naissance européenne de l’opéra.

 

Les propositions de communications, sous la forme d’un titre et de quelques mots d’explication du projet (qui peuvent être très succincts), seront envoyées à l’adresse patrick.dandrey@paris-sorbonne.fr entre la date de réception de cet appel et la fin juin 2017, délai de rigueur. Les dates exactes et le cadre du colloque qui se déroulera de toute façon à Paris seront d’ici là connues et communiquées. Les communications seront publiées dans la revue Le Fablier en 2019 et 2020. La langue du colloque est le français.

 

 

LES ORGANISATEURS,

Patrick Dandrey, Julien Bardot, Antoine Biscéré,

Céline Bohnert, Federico Corradi, Damien Fortin,

Maxime Jebar, Tiphaine Rolland.

 

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